Cinq lignes (ou presque)

Publié le par lasoupiere.abribus.over-blog.com

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Psychologie à deux balloches !

 

Dans la famille « chanteur penseur », je demande Jean-jacques Goldman.

Je m’explique : Jean-jacques Goldman a commencé sa carrière avec « il suffira d’un signe », où il évoque la fin du monde. Prédite dans « nos livres, en latin ». Il touche là un sujet sensible dans l’inconscient collectif. L’apocalypse.

Il fallait oser !

L’homme pense. A longueur de journée, il pense. Un petit carnet l’accompagne toujours, dans son jean.

Ainsi, dans une émission de Michel Drucker, ce dernier lui demande ce qu’il a écrit dans son carnet, pour le moment.

JJG lit : « on n’échappe à rien, pas même à ses fuites », ce qui fait rire l’assemblée. JJG, réflexif lui aussi devant cette phrase qu’il ne comprend pas. Il dit qu’il la placera tout de même dans une chanson. Et en effet, dans « on ira », on retrouve « on n’échappe à rien, pas même à ses fuites, et quand on se pose on est mort, oh j’ai tant obéi, si peu choisi petite que le temps perdu me dévore. » Peut-on y lire, on n’échappe à rien, pas même à ses trahisons, et quand on veut se caler dans une petite vie bien rangée, on est mort.

JJG a, me semble-t-il, une conscience très développée de la mort. Ce qui donne à ses chansons une tournure quasi mystique, souvent. Il va très loin dans la description de l’âme humaine et a une approche qui touche beaucoup plus les femmes que les hommes.

Avec, « elle met du vieux pain sur son balcon », il évoque, me semble-t-il la dépression féminine.

Sa chanson « et l’on n’y peut rien », où il parle du lien est, elle aussi, très troublante. JJG ne parle pas que du lien amoureux et humain, en effet, il chante, pour décrire celui-ci : « il s’invite quand on l’attend pas, quand on l’a, il s’enfuit déjà, frère qui un jour y goûta, jamais plus tu ne guériras. Il nous laisse vides et plus morts que vivants, c’est lui qui décide, on ne fait que semblant. Il fait roi l’esclave et peut damner les saints, c’est lui qui décide et l’on n’y peut rien.» Cette chanson est d’une profondeur… ! je vous invite à l’écouter ! Et vous voyez que Goldman, né de parents juifs, et enfant de la République, parle à nouveau de religion (saints). Et il va encore très loin : le lien entre l’homme et Dieu, peut-il faire damner les saints ?? en tout cas, chapeau, Monsieur Goldman, de faire avancer notre société dans une plus grande ouverture (je pense notamment à la chanson, « et si on était né en 17 à Lidenschtadt » et à son investissement dans « les restos »), « encore un matin », à trouver et chercher le sens de sa vie.

Alors, prophète, penseur, je dirais peut-être, chercheur.

Le « signe », pour vous, ce fut probablement, d’écrire cette première chanson, qui vous a révélé à vous-même, et permis de trouver votre vérité.  Il suffira d’un signe...

 

JJ-goldman-suffira-signe

 



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